Corona virus : Prélèvement salle de sport pendant le confinement

Outré d’apprendre que ma salle de sport a essayé de me prélever sans mon consentement, j’ai publié sur Instagram la discussion avec ce gérant crapuleux pour lequel, ses justifications n’ont ni queue ni tête. Ayant reçu énormément de sollicitation, je me suis rendu compte que cette pratique serait monnaie courante alors que les salles sont logé à la même enseigne que tout commerce fermées. Ce sont 91% des consommateurs inscrits en salle de sport qui partagent mon sentiment et ne tolèrent pas d’être prélevé sans leur consentement.

Ayant géré moi-même une salle de sport, et surtout ayant sollicité l’avis de 5 gérants de salles avant d’écrire cet article (pour lesquels certain ont eu des politiques bien différentes), je vais vous dévoiler tout l’envers du décor et dénoncer les pratiques arnaqueuse de certaine salle.
Soyez prêt… car certaines salles de sport profitent de cette période délicate pour s’en mettre plein les poches… au détriment de leurs adhérents (qui eux, sont peut-être réellement dans le besoin)

Salles de sports fermé et qui prélève : Et la loyauté ?

Avant d’aller plus loin, je précise que j’apporte mon soutient à toutes les salles de sports ayant fait la démarche de ne prélever AUCUN adhérent ou toutes celles qui rembourseront l’intégralité de ses adhérents ! Je peux vous assurer que nombreux sont mécontent des arnaques de vos concurrents. Je croise les doigts pour que votre honnêteté soit récompensé. Comptez déjà sur moi !

J’apporte également mon soutient aux restaurants et évidemment tout autre business auxquels je ne pense pas, mais qui se sont tracassés les méninges pour innover et essayer de limiter la casse.

J’apporte mes pensés aux kinés, coiffeurs, esthéticiennes, dentistes, artisans, bar/discothèques … pour qui malheureusement très peu de solutions de recours n’ont été envisageable et ont eue comme seul revenu les aides de l’État. (N’oublions pas la chance qu’on a d’être en France.)
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Suite à l’épidémie du coronavirus, 50% de la population mondiale a été mise en confinement. Le confinement a limité la liberté des Français afin de vaincre cette épidémie du Covid 19. Durant 2 mois, l’économie de la France a été bouleversée puisque petit comme grand chef d’entreprise, artisan, commerce, profession libérale, autoentrepreneur ont majoritairement très fortement limité leur activité et ne faire quasiment aucune rentrée d’argent sous décision du gouvernement.

Ce que je dénonce est simple : les salles de sports ont profité de leur position de force d’avoir un RIB, contrairement à votre coiffeur, votre plombier, votre restaurant préféré… Et elles ne se sont pas gêné pour vous prélever sans votre accord alors qu’elles sont fermées ! Intolérable. Toutes les entreprises en difficulté doivent être logées à la même enseigne. Je ne suis pas Robin des bois, mais je ne tolère pas que les salles aient prélevé . Je qualifierai ça même de concurrence déloyale même si les secteurs d’activités sont totalement différents face à un bar par exemple. Nous devrions être tous dans le même panier, et ces salles de sport ont essayé de sauver leur peau crapuleusement.

Pendant le confinement la salle à le droit de me prélever ?

Légalement, il semblerait qu’elle ait le droit. Est-ce que c’est déontologique ? La réponse est évidemment non. Elle ne propose plus ses services donc elle ne doit pas prélever. De ce fait, regardons si nous pouvons suspendre l’abonnement, sans obligatoirement faire opposition à la banque.

Votre contrat : Vérifiez si dans vos conditions générales de vente, vous avez une clause stipulant que vous pouvez suspendre sans aucun motif votre abonnement,  ainsi que la durée de cette suspension. Attention, aucune salle de sport n’accepte une suspension rétroactive.
Exemple : Nous sommes le 10 mai, je n’ai pas le droit de suspendre à partir du 20 mars. Uniquement au-delà de la date de votre demande.

La loi : Il semblerait qu’il y ai un flou juridique. Information à prendre avec des pincettes : “Le consommateur peut demander la suspension temporaire du contrat en évoquant le cas de force majeure, prévu par l’article 1218 alinéa 2 du Code civil, en stipulant la crise sanitaire du coronavirus”. Cet article précise que si un professionnel ne peut pas tenir ses engagements, le consommateur est libre de suspendre son abonnement.

Peut-on demander le remboursement de ses prélèvements ?

Ce que je trouve inacceptable, c’est que les salles se sont permis de prélever sans l’accord des consommateurs. Et attendez de lire les révélations qui vont suivre…

Encore une fois, tout est une question de moral. Rien n’obligerait les salles de sport à vous rembourser. MAIS OUI, il semblerait que quasiment toutes les salles vous rembourseront et vous proposeront plusieurs solutions :
– Ne pas être prélevé durant les 2 mois à venir
– Baisser vos mensualités (Exemple : Vous payez 30€ / mois d’habitude, la salle vous proposera de payer 5€ par mois pendant X mois)

Sachez que si une salle fait du chichi pour ne pas vous rembourser : 1 client très mécontent en parle à 20 personnes tandis que 1 client TRÈS satisfait en parle à 3 personnes. Pour sa réputation, il vaut mieux qu’elle vous rembourse.

Au micro de RMC, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances : Agnès Pannier-Runacher, conseille très fortement aux salles de sport de compenser la perte de ces 2 mois de non pratique auprès de ses adhérents. Elle dit d’elle même que les salles de sport n’ont aucune raison de ne pas trouver un terrain d’entente avec les adhérents puisque les salles sont aidées par l’état.

Lisez bien ce qui suit… Parce que maintenant la vérité doit éclater…

Les salles de sport : grandes gagnantes de cette crise sanitaire :

Cette révélation m’a été dévoilée par un gérant d’une salle de sport “Grâce à la crise du coronavirus, j’ai prélevé mes adhérents et réalisé mon meilleur mois depuis l’ouverture de mes salles. J’ai renfloué les caisses et gonflé ma trésorerie.”

Nous avons vu plus haut que l’état français a débloqué 300 milliards d’euros pour sauver les entreprises. Les salles de sports n’ont pas été exemptées de cette solidarité. En plus de vous prélever sans votre consentement, les salles ont bénéficié de toutes les aides de l’état à savoir (et qui représente en plus de ça  les dépenses les plus conséquentes pour la grande majorité des salles) :
– Report de crédit (Matériel/Travaux…)
– Chômage partiel pour les salariés (La France prend en charge les salaires. L’employeur avance les frais qui lui seront remboursés)
– Échelonner certaines charges (Electricité, Eau…)

Combien coûte approximativement le loyer d’une salle de sport de 420m² ?
– En plein centre commercial d’une grande ville : Environ 18 000€/ mois de loyer
– En banlieue d’une grande ville : Environ 3 000€ / mois de loyer
– Un hangar des plus basique en ville : Environ 2250€ / mois de loyer

Conclusion : Il ne resterait que les loyers à payer et les charges comme l’électricité / eau si l’entreprise n’en demande par l’echelonnage. On comprend très vite qu’une salle ayant un loyer faramineux aura beaucoup moins de chance de s’en sortir qu’une salle avec un petit loyer. Et si vous me demandiez : “Si le gérant de la salle n’a pas demandé à bénéficier de ses aides ?” Je vous répondrai que ce n’est pas au consommateur de payer les mauvais choix stratégiques qui ne lui sont pas imputables.

Pourquoi prélever puisqu’ils vont devoir rembourser si on fait la demande ?

La réponse est dans la question… SI ON FAIT LA DEMANDE !
Aujourd’hui, une salle de sport n’a pas moins de 25% d’adhérents fantômes / dormants. Qu’est-ce qu’un adhérent fantômes ou adhérent dormant ? J’en suis sur que vous en connaissez beaucoup autour de vous : Ce sont des personnes qui payent, mais qui ne consomment jamais leur abonnement à la salle de sport. PIRE : dans certains cas qui ont même oublié que tous les mois ils payent, pensant que leur abonnement prend fin automatiquement au 13ème mois !

Et pour ça… les salles de sports sont très très intelligentes. Leur stratégie ?
– N’envoyer aucun mail à un adhérent fantôme (ni Newsletter ni message d’anniversaire / promotions parrainage…)
– Mettre un nom de société et non la marque de la salle de sport sur les prélèvement. Exemple : Disons qu’une salle se nomme : ”  Salle de Gym 00  ” sur votre relevé bancaire, il peut très bien y apparaître : KF3O (Il s’agit du nom de société qui n’a aucun rapport avec le nom de la salle. Mais oui, tout est bon pour se faire oublier et ne plus éveiller le souvenir du consommateur)

Cette pratique est certes discutable, mais totalement légale. Au finale c’est à l’adhérent de faire attention à ses comptes et à ce qu’il souscrit
Cependant, en cette période de confinement et de solidarité, je ne tolère pas du tout ces agissements puisqu’aucun prélèvement ne devrait être fait, car le service n’est pas rendu. Voilà pourquoi le grand public doit être informé de ces pratiques. Voilà pourquoi tous mes proches ayant leurs entreprises, mais n’ayant pu encaisser le moindre centime doivent être informés de savoir comment certains s’en sortent.

Récapitulons de quoi sera composé le chiffre d’affaires d’une salle crapuleuse qui a prélevé 100% de ses adhérents:
– 25% d’adhérents fantômes
– Grand minimum 9% d’adhérents qui sont informés qu’ils ont été prélevés, mais qui ne diront rien pour X ou Z raison (solidarité, peur du conflit…)
– 66% d’adhérents qui souhaiterons le remboursement
TOTAL = 34% qui n’opposera aucune résistance sur le prélèvement

Technique d’optimisation des salles de sports une fois qu’elle aura prélevé tout le monde :

Les adhérents dormants devront rester dormants pour la majorité d’entre eux. Je ne pense pas que les salles de sports soit énormément inquiété d’un réveil de ses adhérents qui dorment depuis quelques années pour certain.

Par contre, les salles ont essayé d’optimiser ce faible chiffre de 9% que vous avez pu voir ci dessus (qui représente ceux étant prêts à être solidaires ou ne mettront aucune résistance).

1- Elles communiqueront à demi-mot sur les modalités de remboursement ou ne communiqueront pas d’ailleurs (si elles souhaitent vous rembourser, elles vous aurez déjà fait par le biais d’un virement. Il faudra chercher l’information par soi même pour connaitre les modalités de remboursement. Objectif : Décourager le consommateur).
2- Elles proposent des vidéos YouTube / des programmes à faire à la maison (Objectif : Mieux faire passer la pilule au consommateur)
3- Elle vous appellera, mettra un message de solidarité sur les réseaux (Objectif : Jouer avec vos sentiments pour faire preuve de solidarité)

Bien évidemment que si vous estimez avoir suffisamment consommé le point n°2 et que ça vaut son pesant d’or ne rechignez pas sur le prélèvement. Mais pour éviter toute ambiguïté, les salles de sports auraient du mettre les choses au clair au lieu de mettre tout le monde dans le même panier et se dire que ce service interesse du monde.

Ce que je dénonce :

– Le prélèvement sans le consentement puisque la salle est fermée
– Que certaine salle font croire qu’elles ont envoyé un mail en disant : “Voilà, on compte vous prélever. Si vous ne vous opposer pas, on considère que vous êtes d’accord (oui oui, ça existe, c’es ce qu’on m’a personnellement dit ! Forcement je n’ai jamais donné de réponse puisque je n’ai jamais rien reçu. C’est quand même grave de prendre pour accord un silence )
– La manière dont les gérants communiquent sur la situation :
Est-ce que vraiment… vous vous voyez de dire “non” si votre coach de votre salle de sport, avec qui vous vous entendez bien vous appel et vous demande par solidarité de maintenir votre prélèvement sinon il risque de perdre son emploi, car la salle peut fermer ? La salle est en position de force, car d’une : elle a votre RIB. De deux : Vous êtes pris par les sentiments (parce que oui, dans une salle de sport, une complicité se crée. Du moins… si les coachs sont bons ! Ce qui n’est pas toujours le cas). De trois : Vous savez pertinemment que si vous dites non, vous auriez peur d’être considéré comme le seul “salop” de la salle à avoir dit non. Ne soyons pas dupes…
Je ne sais pas si cette pratique psychologique à un autre nom que ” de prendre par les sentiments” . Je laisserai un psychologue en parler mieux que moi.
Penser que de mettre en ligne des vidéos / des programmes à distance remplace la qualité de service qu’une salle propose. (Equipements, accueil…)

Voici ce qu’une bonne salle de sport aurait dû faire : ne faire aucun prélèvement et en avertir par mail ou même téléphone ses membres. Signaler qu’une cagnotte en ligne a été mise en place. Les adhérents sont libres ou non de mettre le montant de leur choix par solidarité

Les conséquences pour les salles :

Çà n’engage que moi, mais le bon choix a été de ne prélever aucun adhérent. Ces salles-là s’évitent des conflits (et que toutes les minutes, les salariés soient dérangés, car quelqu’un veut savoir comment se faire rembourser) et en plus, ils redorent leurs images et consolident leur bonne réputation. Ils récupéreront beaucoup d’adhérents. La satisfaction des adhérents est la meilleure pub qu’une salle peut avoir.

Certes le bénéfice annuel sera amoindrit pour ses salles de sport mais vis-à-vis de tous les commerçants actuel, elles pourront se regarder dans une glace.

Les salles en danger imminent seraient celles :
– Ayant des loyers exorbitants
– Les salles ayant déjà des difficultés financières avant cette crise sanitaire du COVID 19
– Les salles ayant moins de 8 mois d’existence, et qui comptaient sur le début d’année pour emmagasiner de la trésorerie